Pour 100 briques t'as plus rien ! FRENCH DVDRIP 1982

Critiques : avis d'internautes :

sept 2010: Plus jeune, j'adorais ce film. Il me mettait aisément en joie. Revu il y a quelques jours. Je reste tristement sur ma faim. J'essaie de comprendre. Le film n'est pas très drôle. Les dialogues ne le sont que très rarement d'ailleurs. J'aime bien une réplique de Gérard Jugnot lorsque les gros bras sous les ordres d'un huissier vident l'appartement qu'il partage avec Daniel Auteuil et qu'ils embarquent le téléviseur : "Qu'est-ce qu'on va devenir sans télé?" Mais c'est bien tout.

Des premiers plans qui mélangent tout, un casting attendu, une banque & une “apparition” de Darry Cowl : le genre de melting pot qui fait dire que la France est diversifiée alors qu’elle aime surtout pousser l’autodérision suffisamment loin pour qu’il semble superflu de le faire bien. Le film tient la route dans son premier tiers car il sait exploiter la synergie Auteuil-Jugnot, quoique pas particulièrement étincelante & bien qu’elle soit meublée par une certaine obsession.

Deux mecs malchanceux en tout, en travail, en amour, vont cambrioler une banque, alors qu'ils sont totalement novices en la chose, ce qui fait que la prise d'otages ne se passera pas comme prévu. En voyant ce film, très court, à peine 1H20, il se dégage deux parties. L'une présentant ces deux types, Daniel Auteil et Gérard Jugnot, puis le hold-up qui foire de par leur amateurisme, et.

En voyant ce vieux Molinaro on se dit que les recettes de la comédie populaire franchouillarde n’ont pas trop changé : deux thèmes récurent, en gros le cul et l’argent, l’approximation de la mise en scène s’accompagne souvent d’une certaine mollesse, tout cela est joyeusement je m’en foutiste. Auteuil ne jouait pas encore les bourgeois coincés ou les flics dépressifs, Jugnot n’incarnait pas la.

On ne peut pas dire que ce film figurera au sommet de la filmographie d’Edouard Molinaro. Comédie poussive, avec un faux rythme, des situations peu vraisemblables et des dialogues laborieux. Dommage car la distribution était intéressante. Le cinéphile fait confiance à François Perrot et Georges Géret pour faire sortir leur personnages par le haut. Daniel Auteuil n’est pas encore l’acteur qu’il.

Un film qui ramène à une époque où les télévisions avait pas de télécommande, les magnetoscopes la taille d'une valiseDes dialogues ciselés. Un duo / trio qui conservent une certaine fraîcheur : Jugnot, Auteuil et Anémone. Un comique de situation qui fait souvent mouche. Le scénario reste lui quelque peu prévisible ou c'est qu'il s'étire un peu trop je ne saurai trancher.

Adaptation réussie de la pièce de Didier Kaminka, cette sympathique et potache reclecture d«Un après-midi de chien» doit beaucoup à son excellent casting, Daniel Auteuil et Gérard Jugnot en tête.